« Ambition BIO 2017 » : les propositions du réseau CAB Pays de la Loire

Communiqué de presse – 08/02/12

Le Ministère de l'agriculture (DRAAF) en lien avec le Conseil régional des Pays de la Loire, vient de lancer une concertation régionale pour préparer le plan national « Ambition bio 2017 ». Tous les acteurs de la région sont invités à s’exprimer sur l’agriculture biologique de demain. A cette occasion, le réseau CAB soutient les nombreuses réussites de la bio pour la création d'emplois durables, la protection de zones sensibles et l'accessibilité pour tous à une alimentation de qualité. Dans ses propositions, la CAB souligne l’agriculture biologique comme une réponse globale aux enjeux environnementaux (qualité de l’eau, biodiversité…), sociaux (emplois, renouvellement des générations), alimentaires (nourriture de qualité, santé) et pas uniquement une réponse à un marché : l’agriculture biologique doit sortir de sa niche économique et opérée un vrai changement d’échelle. La CAB portera ses idées lors de la conférence régionale co-organisée par la DRAAF et le Conseil régional le mardi 12 mars à l’Hôtel de région, en espérant y avoir une très grande diversité d’acteurs pour un débat ouvert et global.

Cette position se veut volontairement « développementaliste ». Nous estimons important que le marché seul ne puisse pas imposer le rythme du développement de l’agriculture biologique. A ce titre, les externalités positives de la bio (environnement, emplois…) doivent être rémunérées par un soutien public fort, à intégrer dans la nouvelle PAC 2014-2020. Cette position n’est pas antinomique d’une vraie exigence de valorisation économique des produits bio, qui passe notamment par une forte implication des producteurs et des transformateurs dans le processus de transformation des produits.

La CAB a listé une cinquantaine de propositions à disposition des acteurs, avec deux objectifs chiffrés précis pour les Pays de la Loire pour 2020 : 20 % de SAU bio et 20 % de produits bio en restauration collective, avec une priorité à la restauration scolaire. Nous soutenons l’idée que tous les acteurs régionaux devraient pouvoir défendre collectivement ces objectifs (Etat, région, OPA, organisations agricoles, enseignants, chercheurs) : une vraie ambition à la hauteur des enjeux sociétaux et des moyens pour les concrétiser. La CAB interpelle donc l’Etat sur la gestion de la taxe prélevée sur le chiffre d’affaire des exploitations agricoles qui alimente le CASDAR, fond de 110 millions d’euros pour la France. Une part de cette taxe doit être réorientée vers l’agriculture biologique et les réseaux qui travaillent quotidiennement au développement de la bio sur tout le territoire.


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Quelques exemples de propositions portées par le réseau CAB (voir propositions complètes en pièce jointe)

ð Encourager les conversions sur tout le territoire pour massifier l’offre et diminuer fortement les coûts logistiques (transports, transformation, distribution…

ð Construire un système progressif d’aides directes véritablement incitatif et cohérent où les aides à l’agriculture biologique sont significativement plus importantes que les autres mesures d’accompagnement aux changements (mesure MAE) 

ð Avoir un objectif ambitieux et respecté de 20 % en 2020 de produits bio locaux dans les restaurants collectifs. Partager cet objectif avec chaque collectivité territoriale dans leur domaine de compétences (lycéen, collèges, écoles primaires, hôpitaux…)

ð Créer ou maintenir des outils structurants pour développer les circuits courts : abattoir de proximité, lieu de découpe…

ð Favoriser l’organisation des producteurs biologiques afin qu’ils puissent jouer un rôle central dans la structuration des filières : l’objectif est bien de favoriser les coopérations plutôt que les compétitions.

ð Utiliser la mesure DUP (déclaration d’utilité publique) pour lutter contre les pollutions diffuses sur les périmètres de protection des zones de captages en préconisant le zéro phyto sur ces territoires à enjeu eaux (préconisation possible de l’Agence régionale de santé)

 

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