c'est quoi?

 

L’agriculture biologique est née en Europe au début du siècle dernier sous l’influence de divers courants philosophiques et agronomiques qui avaient pour but de :

L’agriculture biologique s’est développée en France à partir des années cinquante sous l’impulsion de producteurs qui se sont organisés afin de promouvoir un mode alternatif de production agricole qui repose sur des principes éthiques : écologiques, sociaux et économiques.

L’agriculture biologique est une agriculture durable qui s’inscrit dans les 3 piliers :

1. Objectifs écologiques

Le respect des écosystèmes naturels

C’est la règle essentielle de l’agriculture biologique, elle conduit au refus du recours aux produits chimiques de synthèse et vise à :

2. Objectifs sociaux

3. Objectifs économiques

La recherche d’un développement économique cohérent.

La limitation des intrants chimiques de synthèse s’accompagne d’un besoin de main ’œuvre supplémentaire et participe à un équilibre économique satisfaisant des exploitations. Les acteurs de la filière agrobiologique cherchent à entretenir un lien privilégié avec les consommateurs : la pratique de la vente directe permet aux deux extrémités de la filière agroalimentaire de se rencontrer et d’aboutir à un prix juste pour le producteur comme pour le consommateur.

Adaptée à tous les types de contextes naturels, l’agriculture biologique peut aussi prendre place dans des espaces ruraux devenus insuffisamment concurrentiels pour l’agriculture conventionnelle ; en ce sens, l’agrobiologie contribue à une occupation équilibrée des territoires et au renforcement d’une activité socio-économique dans les zones rurales.

La filière agrobiologique est l’un des rares secteurs agroalimentaires connaissant une phase de croissance remarquable, considérée par les experts comme durable. En 2009 par rapport à 2008, le rythme d’engagement de nouveaux producteurs bio a plus que doublé. Au total, fin 2009, 16 446 producteurs cultivaient selon le mode de production biologique en France, alors qu’ils étaient 13 298 fin 2008. Le nombre a donc augmenté de 23,7% en un an. Ainsi, fin 2009, la part des exploitations bio dans le total des exploitations au plan national a été estimée à 3,14%.

Le nombre d’exploitations supplémentaires au cours des 7 premiers mois de 2010 est supérieur de 30% à celui de la même période en 2009, portant le nombre total à 19 594 fin juillet 2010.

4. Un cadre réglementaire fort

Un cahier des charges précis

Les règles de production biologiques sont consignées dans des cahiers des charges établis par les professionnels et homologués par l’État français et/ou par l’Union Européenne.

Un contrôle poussé et fréquent

Le respect de ces règles est vérifié par des organismes certificateurs indépendants qui contrôlent chaque unité de production et de transformation de produits biologiques. Ce contrôle, payé par l’opérateur, est effectué au minimum une fois par an et autant que nécessaire en rapport avec la complexité du processus de fabrication, tant pour la production que pour la transformation; il aboutit à la certification des produits. Il est pour le consommateur la garantie que les produits qu’il achète auront été élaborés en respectant des cahiers des charges rigoureux.

Textes en vigueur :

Une même réglementation dans toute l'Union européenne :

 Pour en savoir plus sur la réglementation : voir la page dédiée sur notre site.

Depuis le 1er janvier 2009, de nouveaux règlements européens encadrent l’agriculture biologique, complétés par un texte français d’application nationale (CCF). Deux guides ont également été établis au niveau national afin d'aider à la compréhension et à l’application de ce règlement. Voici la présentation des grandes lignes réglementaires qui régissent le mode de production biologique.

Le règlement CE n° 834/2007 du Conseil du 20 juillet 2007 modifié  constitue, depuis le 1er janvier 2009,  le règlement cadre de la production biologique et de l’étiquetage des produits biologiques. Le règlement CE n° 889/2008 de la Commission modifié, donne les modalités d’application de ce règlement cadre. Le règlement CE n° 834/2007 du Conseil du 20 juillet 2007 modifié  constitue, depuis le 1er janvier 2009,  le règlement cadre de la production biologique et de l’étiquetage des produits biologiques. Le règlement CE n° 889/2008 de la Commission modifié, donne les modalités d’application de ce règlement cadre.

 Un texte français (CCF) est sorti par arrêté en janvier 2010 : il comprend des éléments d’application nationaux, mais aussi des cahiers des charges d’élevages spécifiques à la France (escargots, lapins…).

 Deux guides ont également été établis au niveau national afin d'aider à la compréhension et à l’application de ce règlement : un  « guide de lecture » et un guide d’étiquetage.

 

5. Les logos

Logo bio UE

Les produits issus de l’agriculture biologique sont composés de plus de 95% d’ingrédients biologiques. Le nouveau logo européen apposé sur le produit permet au consommateur d’identifier immédiatement et sans aucune ambiguïté les productions biologiques, garantissant ainsi le strict respect des cahiers des charges.

Sous ce logo, une mention " Agriculture  UE" ou "agriculture France" permet d'identifier l'origine des matières premières agricoles (et non le lieu de transformation!) ce qui permet d'identifier si plus de 98% de ces matières premières agricoles sont d'origine française, ou européenne, ou "Non UE", voir dans un cas de mélange "UE/non UE". Un repère important!

logo AB

 Le logo AB, propriété de l’état français, est désormais facultatif, mais encore très utilisé car connu des consommateurs.

6. Une alimentation saine

légumes bio

En limitant au maximum la présence de résidus chimiques de synthèse dans les plantes ainsi que les additifs divers ajoutés aux produits lors de leur transformation, les opérateurs de la filière agrobiologique entendent proposer au consommateur des aliments sains et équilibrés. Les animaux élevés selon le mode de production biologique sont nourris à plus de 90% avec des aliments biologiques. Ils doivent avoir accès à des parcours en plein air et disposer d’un confort satisfaisant. La prévention est de règle et les animaux sont soignés en priorité à l’aide de thérapeutiques douces.

 

7. Une garantie sans OGM

Afin de s’affranchir de tout risque de pollution génétique ou de déséquilibre causé par la présence d’OGM, l’agriculture biologique a inscrit dans ses cahiers des charges l’interdiction absolue d’utiliser les Organismes Génétiquement Modifiés.

Appliquant jusqu’au bout le principe de précaution, l’agriculture biologique interdit l’utilisation de produits conventionnels (dans les 10% autorisés pour l’alimentation animale ou les produits préparés) quand ils présentent un risque. C’est pourquoi seule l’agriculture biologique peut offrir au consommateur une « sécurité génétique » maximale pour les produits qui en sont issus. Par ailleurs, elle permet aux producteurs de s’affranchir des intérêts commerciaux yant pour but l’appropriation du vivant.

L’agriculture biologique est une obligation stricte de moyens. Elle est sous-tendue par une volonté de gestion stricte du vivant. Elle est donc par essence une production de qualité. Elle ne peut cependant pas s’affranchir des pollutions extérieures ou résiduelles des sols.

Voir chapitre AB et OGM


8. Des pratiques agricoles innovantes

ombre matérielLoin d'être un retour au passé, l'agriculture biologique se situe au cœur de la modernité agronomique actuelle.

Ainsi, les recherches se développent afin de définir les espèces (végétales et animales) les mieux adaptées aux modes de production biologique, d'améliorer les cycles de rotation, de maîtriser le désherbage ou d’apporter des alternatives aux produits de lutte antiparasitaire. De même, l’amélioration de la connaissance des sols, de leur fertilité et plus généralement du cycle du vivant font partie des préoccupations de la recherche en agriculture biologique.

Par ailleurs, les agrobiologistes développent des pratiques innovantes en matière de fertilisation (engrais verts, cultures dérobées, compost), de désherbage (faux semis), d'association de cultures et de rotation. La lutte contre les parasites est confiée à des prédateurs ou à des plantes.

Ces pratiques sont pour les producteurs, en permanence à la recherche d’un mieux, l’occasion de revaloriser leur métier et de se réapproprier des savoir-faire, de produire du sens. Enfin, elle permet de préserver l’autonomie des producteurs par rapport aux firmes agroalimentaires.

La Minute Bio :  l'agriculture bio et l'innovation

Pour en savoir plus : http://www.agencebio.org

 

 

Quelques portraits de producteurs

 


Paroles d'agriculteurs bio (suite 3) par agribio_alpesmaritimes