Aides bio : Rencontre des députés et sénateurs vendéens

Il manque donc 25 millions d’euros en Pays de la Loire pour accompagner la transition agricole
Le GAB 85 et ses partenaires rencontrent les parlementaires vendéens
30/03/2018

 

La forte dynamique de passage en bio constatée depuis 3 ans pourrait se stopper si les pouvoirs publics bloquent l’accès aux aides conversion et aides à la reconnaissance. Car aujourd’hui en Pays de la Loire, l’enveloppe des aides Bio est vide pour les trois prochaines années : le besoin en Pays de la Loire est évalué à 25 millions d’euros et au niveau national, il serait de 450 à 600 millions d’euros.

C’est un faible investissement par rapport aux coûts de dépollution payés par tous les contribuables, et qui doivent être renouvelés tous les ans sans limite de durée. De plus, c’est un bon investissement pour engager des productrices et des producteurs vers un marché bio porteur, au prix stable et rémunérateur.

 

L’état des eaux de notre région ne s’améliore pas : 11 % seulement des eaux des Pays de la Loire sont en effet en bon état (source DREAL). En tant que Parlementaire, vous pouvez agir pour donner l’accès à l’eau potable à coûts raisonnables, pour l’ensemble de nos concitoyens. Par ailleurs, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) constate que les coûts de traitement des pollutions résiduelles par des installations de potabilisation ne font qu’augmenter et aboutissent à un coût global estimé de 54 milliard d’euros par an en France (Etude de 2012).

Il serait plus pertinent d’éviter les pollutions plutôt que de dépolluer. Les interdictions d’usage des produits phytosanitaires en zone non agricoles vont permettre d’éliminer rapidement les sources de pollution par les particuliers et les collectivités. Demeurent les sources de pollution agricoles, celles des engrais minéraux de synthèse  qui diminuent peu et celles de ces produits phytosanitaires qui augmentent malgré le plan Ecophyto mis en place depuis 2009.

La bonne nouvelle pour la qualité de l’eau, c’est le dynamisme des conversions en agriculture biologique. En Pays de la Loire de 2015 à 2017, 58 000 hectares agricoles sont passés en bio, soit 44 % de surfaces en plus pour notre région. Cette dynamique se confirme en 2018 car des producteurs engagent une transition agricole et les demandes affluent. Mais ce mouvement vertueux pourrait se stopper si les pouvoirs publics bloquent l’accès aux aides conversion et aides à la reconnaissance. Car aujourd’hui en Pays de la Loire, l’enveloppe des aides Bio est vide pour les trois prochaines années : le besoin en Pays de la Loire est évalué à 25 millions d’euros et au niveau national, il serait de 450 à 600 millions d’euros. C’est un faible investissement par rapport aux coûts de dépollution payés par tous les contribuables, et qui doivent être renouvelés tous les ans sans limite de durée. De plus, c’est un bon investissement pour engager des productrices et des producteurs vers un marché bio porteur, au prix stable et rémunérateur.

 

Cette action est portée par un collectif citoyen :

-  Yves LE QUELLEC (FNE Pays de la Loire)

-  Frédéric SIGNORET (LPO Pays de la Loire)

-  Jean OUISSE (Solidarité paysans)

-  Magalie JOST (INTERBIO Pays de la Loire)

-  Christine PIVETEAU (Bio Consom’acteurs Pays d’Angers)

-   François VRIGNAUD (CAB Pays de la Loire)

-   Mathieu COURGEAU (Confédération paysanne)

-   Olivier CESBRON (FRCIVAM)

-   Liliane PIOT et Jacques BODINEAU (Terre de liens)

 

En Pays de la Loire, 14 parlementaires ont répondu, dont 4 en Vendée.