cyberaction N° 560 : OGM, passez des paroles aux actes !

Interdit, autorisé, suspendu… En quelques années, le célèbre maïs est passé par tous les stades et, contrairement à sa volonté affichée de renoncer aux cultures OGM en Europe, Monsanto n'a pas retiré sa demande de renouvellement d'autorisation. En mars 2012, une mesure d'urgence avait été prise pour suspendre en France l'autorisation de le cultiver. Le Conseil d'Etat vient de la casser, car le gouvernement Fillon n'avait pas voulu utiliser le seul argument juridiquement incontestable : le droit de produire et de consommer sans OGM.

Cessons de tergiverser sur la question. Un nouveau moratoire doit être pris avant les prochains semis. Et, cette fois, il ne doit pas laisser la porte ouverte à la contestation des multinationales.

 

 

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Pour cela, l'Etat doit enfin réaliser une évaluation indépendante et de longue durée de tous les impacts sanitaires, environnementaux et socio-économiques. Un tel débat ne peut s'appuyer sur les études tronquées et secrètes des promoteurs des OGM.
On le sait, les OGM ne peuvent coexister avec les cultures conventionnelles et biologiques, ni avec l'apiculture. De plus, ils compromettent le droit de ressemer en contaminant irréversiblement nos semences. Les consommateurs en sont aussi convaincus puisqu'ils ont exprimé leur refus de retrouver des OGM dans leurs assiettes.
Notre nouveau ministre de l'Ecologie, lorsqu'il était député du Gers, a clamé sa volonté de ne pas voir d'OGM dans les champs. Alors que les négociations sur les accords de libre-échange avec les Etats-Unis, seul pays promoteur des OGM, viennent de débuter, l'interdiction du MON810 serait un signe fort de l'ambition du gouvernement d'aller vers un modèle d'agriculture qui soit respectueux de l'environnement et qui assure un avenir à tous les paysans, en se plaçant au service des citoyens et non des lobbies des multinationales.

La Confédération paysanne, la Fédération nationale de l'agriculture biologique, L'Union nationale des apiculteurs français et plusieurs ONG ont appelé jeudi le ministre de l'Agriculture à passer "aux actes" après l'annonce de la levée de l'interdiction du maïs OGM de Monsanto.

Le ministre de l'Agriculture prône l'avènement d'une agro-écologie, résolument opposée au monopole alimentaire des firmes agroproductivistes", écrivent tous ces acteurs opposés aux OGM, avant d'inviter le ministre à passer "des paroles aux actes".
"Pour être cohérent, le gouvernement doit refuser sur nos territoires les cultures de plantes génétiquement modifiées", ajoutent-ils dans le communiqué signé par l'Unaf, la Fnab, la Confédération paysanne, Greenpeace, Les Amis de la terre, FNE, Nature et progrès.
"Nous attendons du gouvernement des mesures d'interdiction définitive des cultures d'OGM", poursuivent-ils grâce à "des mesures qui ne doivent plus prêter le flanc à des arguties juridiques".

L'interdiction par le gouvernement de cultiver cet OGM en France avait déjà été suspendue en 2011 par la justice pour carence de fondement juridique, avant qu'un nouveau moratoire soit instauré en mars 2012.

Nous vous invitons à interpeller les Ministres de l'agriculture et de l'Ecologie avec copie à vos députés nationaux et européens.

5 (bonnes) raisons pour lesquelles les OGM doivent rester culture non grata en France
http://bit.ly/14H6Clt