SCANDALE DES PESTICIDES : la FNAB et Greenpeace s'associent pour rédiger un communiqué de presse faisant suite a une enquête édifiante

Mardi 2 février, France 2 a diffusé une enquête édifiante du magazine Cash Investigation montrant à nouveau les effets désastreux des pesticides sur la santé publique, particulièrement celle des enfants : augmentation des cancers infantiles, anomalies de naissance, troubles hormonaux, autisme... La Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et Greenpeace appellent les pouvoirs publics à soutenir prioritairement les solutions alternatives aux pesticides de synthèse et les productrices et les producteurs toujours plus nombreux qui veulent passer à l’agriculture bio. Ils doivent accompagner et amplifier cette dynamique positive pour l’agriculture, la santé publique, l’environnement, qui répond à une très forte attente des citoyens et des consommateurs, sur un marché du bio en croissance de 10% par an. Lien vers le communiqué de presse de la FNAB et de Greenpeace

La CAB Pays de la Loire s'est également exprimée suite à cette émission. "La CAB Pays de la Loire profite de cette émission pour rappeler que l’agriculture biologique propose une alternative crédible. Les producteurs Bio ont supprimé l’utilisation des pesticides sur leurs fermes. Ils ont développé des systèmes agricoles robustes avec des techniques alternatives issues de l’agronomie : rotations, désherbage mécanique, variétés adaptées, mélanges céréaliers… Et l’agriculture biologique rémunère aujourd’hui correctement les producteurs, avec des filières solides.La suppression des pesticides est un enjeu de société qui interpelle en tout premier lieu les producteurs : plus de 130 producteurs ont décidé de passer en bio en 2015 en Pays de la Loire, soit plus de 10 000 nouveaux hectares. Cela représente une progression de 8,7 % des surfaces bio en 2015. Nous allons atteindre en Pays de la Loire 6 % de la SAU agricole. Les jeunes installés se tournent aussi vers la bio :  ils représentent 15 % des installations annuelles (chiffre 2014). En Pays de la Loire, nous avons déjà 2200 producteurs, répartis sur 126 500 hectares qui démontrent que nous pouvons produire sans pesticide. Et pour 2016, les demandes de conversion sont déjà nombreux, signe d’un vrai engouement pour la Bio. Au danger des pesticides, des producteurs répondent par le choix de l’agriculture biologique. La CAB souhaite que les politiques publiques continuent à accompagner cette dynamique. Il faudra demain accompagner tous les agriculteurs déjà en bio et ceux qui veulent se passer s’engager dans cette démarche. Il est aussi nécessaire de financer l’accompagnement technique pour sécuriser les producteurs. Cette transition agricole n’est pas qu’un mouvement professionnel : c’est aussi une réponse aux attentes très fortes de consommateurs de sécurité alimentaire et de produits sains. L’Etat et les collectivités locales peuvent aussi agir en proposant des produits bio de la région dans leurs restaurants scolaires. Ce pacte entre les producteurs bio et les élus des collectivités territoriales est une réponse au danger avéré des pesticides."