Assemblée générale du GAB 85 : Retour sur une journée riche en échanges, rencontres et convivialité !

Nous étions près de 90 participants, ce mardi 13 mars 2018, au Centre Beautour, pour l'Assemblée générale du GAB 85 :
Adhérents (agriculteurs et acteurs de la bio), salariées du GAB 85, partenaires, nous étions tous réunis pour parler de l'avenir de la bio !
Ce fut une journée riche en échanges et rencontres, placée sous le signe de la convivialité !

Retour en images sur cette AG :

 Retrouvez le rapport d'activités 2017 : ici

Découvrez le nouveau Conseil d'administration du GAB 85 :

Trois nouveaux administrateurs nous ont rejoint :
Claire MIMAULT : Agricultrice bio à Mervent, 28 ans, associée au sein de l'EARL FROMAGE DE PERRURE.
- Production de lait de chèvres (vers la laiterie Bernard Gaborit) et de fromages (10000L transformés chaque année).
- Les fromages sont vendus à la ferme, en AMAP et dans quelques cantines.

Vincent ARNAUD : Agriculteur bio au Boupère, 33 ans, associé au sein du GAEC LA NIRO.
- Production de lait de vaches. Mis en bouteilles et transformé en beurre par la laiterie La Lémance, sous la marque de créée par l'exploitation "Au lait bon".
- Commercialisation en circuits courts des produits "Au lait bon" en magasin bio, GMS, cantines, épiceries, restaurants, maison de retraite et restaurant d'entreprise.

François MARTINEAU : Agriculteur bio à Beaulieu-sous-la-Roche, associé au sein du GAEC LES AVENTURIERS
- Production de lait de vaches.

 

Retour sur les débats de l'après midi: "construisons ensemble la bio de demain ! "

ATELIER 1) à l’heure où la consommation entraîne l’essor de la bio, quelle place pour les politiques dans le développement de la bio ??

 Contexte :

 

Les politiques (nationales et locales) ont-elles encore un rôle à jouer dans le développement de la bio ?

Oui

Non

  • Le politique pose un cadre qui structure toute la société ; faire du lien entre santé, environnement, alimentation

  • Aides pour développer la bio.

  • Le marché est orienté,soutenu par les politiques : c'est le cas des conventionnels

  • Le marché n'est pas neutre, il est très influencé par les lobby de l'agro-alimentaire, pharmaceutique...

  • Le marché s'appuie sur des concepts artificiels, ils ne sont pas liés au vrai prix des produits

  • Les politiques peuvent faire le choix, notamment

  • Restoco nécessite une décision politique

  • Les réseaux et agri sont précurseur, les politiques viennent après et donnent de l'ampleur ;

  • Le GAB fait aussi de la politique.

  • Un cadre est nécessaire

  • La bio n'en sera pas où elle en ai aujourd'hui sans les politiques

  • Politique a un rôle à jouer sur les établissement agricoles pour former les agriculteurs de demain.

  • Achat en GMS : pas de lien avec entre producteur et consommateurs

  • Auto-organisation ne marche que sur des petits groupes.

  • Pas de rôle des politiques à ses débuts il y a 30 ou 40 ans

  • Les marchés définissent ce qui est utile de ce qu'il n'y est pas. Conventionnels et bio se plaignent

  • On vit dans un monde libéral

  • Les paysans sont capables de s'orgaiser entre eux, lutter ensemble.

  • Souvent le terrain-Le local est précurseur. Les politiques sont ensuite là pour développer mais pas pour porter à leur place.

  • Les citoyens ont un rôle très important.

  • Les évolutions viennent de la base.

  • Les politiques accompagnent, ne cadrent pas.

  • Le mouvement ne doit pas attendre, autrement il risque de prendre la place du mouvement: travailler sur filière, communication...

  • S'organiser entre producteur en directe avec les consommateurs : plus confiance

  • Les politiques développe le bio en restauco car demande des parents.

  • Entrer en résistance, désobéisance civique pour faire nos règles, adapté et pas détaché du terrain

 Quel rôle le GAB et le réseau bio doit jouer sur les politiques ?

 Propositions :

  1. Faire remonter les demandes des adhérents aux politiques du département via :

  1. Travailler avec des opérateurs économiques « importants » du territoire, qui veulent travailler dans le sens du réseau GAB. Donc favoriser les rencontres avec eux pour permettre de faire connaitre nos missions, actions, et ainsi faire mieux reconnaitre celles-ci par/pour les politiques.

  2. Faire de la pédagogie, travailler en restauration collective, rencontrer les politiques <> favoriser les rencontres et les liens entre différents acteurs (citoyens, élus, assos, agriculteurs, scolaires, collectivités, …).

 

 

ATELIER 2 : cahier des charges européen et démarches de différenciations (chartes, labels etc..)

 Contexte :

 

EST CE FAVORABLE A LA BIO SI DES DEMARCHES DE DIFFERENCIATION SE DEVELOPPENT ?

POUR

CONTRE

-tirer la qualité vers le haut avec des labels qui s'engagent, avoir une force, entraîner les producteurs vers plus d'exigence

- le cahier des charges bio a des exigences sur l'environnement, mais pas sur le social, la qualité des produits etc..

- cela permettrait d'apporter une meilleure valorisation au producteur

- cela donnerait le pouvoir au consommateur de choisir leur mode de consommation et de transmettre le message aux politiques

- il y a beaucoup de risques de dérives dans la bio actuellement (ex serres de Commequiers) un label plus exigent est nécessaire

- il y a plusieurs types de consommateurs, il y en a qui ont besoin de ce type de démarche allant plus loin que le cahier des charges bio.

- proposition : colorer les étoiles du logo européen en fonction du niveau d'engagement pris en plus du CDC de base.

- une multitude de logos entraîne une perte du consommateur

- ça entraîne aussi une suspicion sur le label bio

- cela désolidarise les producteurs (des clans dans une famille)

- multiplier les logos = multiplier les couts, pour le producteur et pour le consommateur

- les consommateurs ont pour repère le logo AB, pas l'eurofeuille, c'est déjà une tromperie car il est vidé de son sens, il ne faut pas en rajouter d'autres. Mais se réapproprier le logo AB serait très intéressant.

- on peut laisser les opérateurs privés gérer leurs propres marques privées, avec leurs propres exigences certifiées par des OC, et communiquer eux même dessus.

 

 COMMENT EVITER DE SUSCITER LA SUSPICION AUPRES DES CONSOMMATEURS ?

 

QUEL ROLE DU GAB ET DU RESEAU FNAB SUR CE SUJET ?

 

Atelier 3 : la bio attire de nouveaux consommateurs

Contexte :

 

Une diversité des échelles au sein des fermes et des filières de commercialisation en bio, est ce en problème ?

Oui Non
  • C’est la mise en confiance du consommateur
  • Concurrence liée aux économies d’échelle, risque sur les prix
  • L’éthique avec des trop grosses fermes
  • Moins d’emplois sur le territoire (pb de robotisation)
  • Offre de prix différenciée : perte de visibilité sur la valeur du produit
  • La diversité peu recréer de nouveaux référentiels et donc créer une confusion auprès des consommateurs
  • Risque de déviance du cahier des charges avec question amenée par de grosses structures
  • Risque de surproduction
  • Risque sanitaire liés à la concentration d’animaux
  • Risque de faire sortir la valeur ajoutée des fermes (ex. avec CAVAC ou Leclerc)
  • Pb de foncier : difficultés à céder les exploitations, difficulté d’accès au foncier
  • C’est mieux que tout en conventionnel
  • Une diversité des marchés
  • Complémentarité des fermes en termes de ventes directes
  • Ça correspond à tous les budgets : une offre de prix différente
  • Il faut mieux une grande ferme locale plutôt que des importations
  • Participer au développement de la bio : nouvelles idées, nouvelles opportunités
  • Réponses aux attentes des producteurs et des politiques
  • Une grande ferme peut être divisée pour être cédée

 

Quels rôles le GAB (et le réseau bio) doit adopter dans ce contexte ?